Port autonome de Douala : Découvrez comment Macron veut abattre Biya à cause de Bolloré

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Le port autonome de Douala (Pad) est convoité par les milieux d’affaires français dont le chef n’est autre que Bolloré, dont le fils est le camarade d’Emmanuel Macron. Il continue d’être attaqué à plusieurs reprises par le groupe Bolloré qui veut prendre le contrôle de cette vaste zone portuaire. Malheureusement, toutes ces manœuvres se heurtent à la vigilance du gouvernement, qui ne veut plus prôner ce type de vente.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’homme d’affaires français n’a jamais digéré la chute du groupe Bolloré du terminal à conteneurs du port autonome de Douala. Le Terminal International de Douala (Dit) s’est empressé de souligner frénétiquement dans un communiqué triomphant du vendredi 13 novembre 2020 que la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris, France, a le bien-fondé de ses deux prétentions accordé pour rupture de contrat abusive.

Dans le même temps, selon le communiqué, le bloc a été condamné à lui verser des dommages et intérêts pendant 15 ans avant fin décembre 2020, estimés à 4 millions d’euros par an. Par ailleurs, selon le même communiqué de presse, la société anonyme camerounaise doit relancer l’annonce d’un appel d’offres ouvert, y compris son opposant, dans le cadre de l’embauche d’un nouvel opérateur pour exploiter le terminal à conteneurs. Pression supplémentaire sur le gouvernement camerounais, qui ne veut pas céder. En fait, l’arrivée de Dit sur la place du port de Douala a une histoire incroyable que les gens n’ont jamais connue. Elle est là.

A cette époque, Marafa Hamidou Yaya était secrétaire général de la présidence de la République. C’est lui qui défend les besoins de la cause, Alphonse Siyam Siwe à la direction générale du port autonome de Douala. De sources proches de la recherche achevée, on apprend aujourd’hui que c’est Marafa qui va influencer le choix de Dit sur Progoza Dragados, un groupe espagnol qui a mis en avant la meilleure offre de l’Etat camerounais pour gagner 6 milliards de francs CFA par an .

En mettant en place un réseau de personnalités, Bolloré a réussi à maîtriser l’affaire. Sans être exhaustif, dans cette chaîne de personnalités on retrouve en bonne place Fabien Monkam, alors directeur de la société Bds Cretes, qui s’implique fortement dans la dénomination de la société chargée de l’administration du terminal à conteneurs de Pad. Quant à René Mbayen, en échange de son silence, il dit aux enquêteurs qu’il démissionnera volontiers de son poste de président du groupement des armateurs alors qu’il quittait également les travaux de dragage.

Un autre dont le rôle n’était pas le moindre: Ndam Amadou. À l’époque, il était président de la Commission des marchés publics qui dirigeait ce dossier. Fait important: Antoine Félix Samba avait claqué la porte et désapprouvait tout ce qui se passait autour de ce dossier. Il est à noter qu’après deux ans de fonctionnement, le Groupe Bolloré était censé livrer le troisième portail et un guichet pour contrôler le poids des marchandises d’import-export. Et la 3ème grue à portique n’a été livrée qu’en 2017. Ceci sans compteur.

Trésor public

Ce qu’il faut aussi signaler, c’est que le Groupe Bolloré avait déboursé 400 millions de Fcfa pour le* ticket d’entrée au Pad, , tandis qu’il a déboursé 20 milliards de Fcfa pour le port d’Abidjan. Plus grave, la présence de Bolloré au Pad a fait perdre au trésor public camerounais plus de 500 milliards de Fcfa, rien qu’au niveau du ticket d’entrée. C’est sans doute ce triste tableau que la nouvelle direction du Pad a décidé à jamais d’effacer en créant une régie propre au Pad, après que l’appel d’offres international lancé pour l’attribution de la gestion du terminal à conteneurs du Pad ait été abondamment torpillé par les multiples manoeuvres de Bolloré dans les coulisses de la justice camerounaise.

Presque un an plus tard, les résultats sont à la hauteur des espérances. Pourtant, Bolloré n’entend pas faire le deuil de ses ambitions pour le Pad comme en témoigne la dernière décision de la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (Cci) de Paris, en France. Et une fois de plus, une certaine instrumentalisation de la justice et de la presse camerounaise.

Sans risque de se tromper, toute cette abondante activité de l’homme d’affaires français et de ses relais locaux dans la presse et la justice préfigure de l’intensité des manoeuvres de lobbying que ce proche d’Emmanuel Macron, présenté comme le camarade de l’investisseur français, ne cesse de mettre en branle dans les couloirs de l’Elysée, de Matignon et du Quai d’Orsay à Paris. D’où cette acrimonie à l’égard du chef d’Etat camerounais, Paul Biya, présenté à Paris comme la vraie source des malheurs de Bolloré.

On comprend tout aussi pourquoi le chef de l’Etat camerounais ne peut non plus bénéficier des mêmes bienveillances que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed dans sa guerre actuelle contre les sécessionnistes du Tigré.

Bravade

Ailleurs en Afrique, en effet, et comme nous venons de l’évoquer, Alassane Ouatara a vendu à la France la Côte-d’Ivoire. Tout comme le Premier ministre éthiopien a vendu son pays aux Occidentaux. Ceux-ci ferment les yeux sur les exactions de l’armée éthiopienne au Tigré. Au‘‘ Cameroun, il suffit d’une simple bavure de certains égarés de notre armée pour que Macron le claironne sur tous les toits, même si des sanctions disciplinaires sont déjà prises à l’égard de ces éléments véreux de notre armée. Au contraire, il soutient les terroristes ; il donne la parole aux casseurs de nos ambassades comme le Sénégalais Calibri Ca-libro. Il met sur la même balance notre armée et les sécessionnistes terroristes.

En Côte-d’Ivoire, il a fallu que Ouatara l’exige pour que Guillaume Sorro soit déclaré persona non grata sur le sol français. Pourtant, quand il s’agit des Camerounais qui organisent des fundraising pour financer la guerre dans le Noso, il leur donne la parole et les protège.

D’ailleurs, ces activistes continuent à narguer les autorités françaises qui par la voix du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a adressé le 30 septembre 2020 des correspondances aux préfets des départements de mettre en branle le rapatriement des étrangers installés sur le sol français, responsables des troubles à l’ordre public et qui représentaient une menace sérieuse dans le trouble à la paix sociale.

Concernés, ces activistes n’en font qu’à leur tête. Ils ont même poussé la bravade jusqu’à récemment badigeonner de rouge l’entrée de notre ambassade à Paris. Sans aucune réaction des autorités françaises qui cachent mal des complicités tacites ave ces violents casseurs.

Le cas de J.Remy Ngono et même plus atypique. Il a même ironisé dans un direct sur sa page Facebook que le ministre français de l’intérieur l’avait sommé de quitter le pays. Heureusement qu’aux dernières nouvelles, nous apprenons que le 21 janvier prochain, la justice bruxelloise demandera des comptes aux casseurs du mouvement Mrc-Bas qui avaient donné l’assaut le 26 janvier 2019 à l’ambassade du Cameroun à Bruxelles.

Il s’agit notamment de Franck Djanou Tchantie, Kamga Platini, Serge Kwetche Tatientse, Boniface Sohneba, Adolphe Tchoko Siewe, Gustave Tchoumetio, Tipoh Simon Bafond, Frida Ngalieu et Josette Kameni. Mais qu’en est-il de ceux de l’ambassade du Cameroun à Paris ? Là est toute la question. On comprend donc à la fin que ce sont les autorités françaises qui, en guise de représailles contre le régime indocile d’Etoudi, ont fait des Sandy Boston (Emilie Ndjile, fille de feu Wande Emile et de feue Pauline Ole Ngo’o), des Calibri Cali-bro, des Max Senior Ivoire, des Martin Tidjo, des bêtes de foire qu’ils déchainent à volonté dès qu’on veut punir Paul Biya.

REF: La Nouvelle n°570

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